Projet « Loon »

En Nouvelle-Zélande, des ballons décollent pour un accès Internet à tous
 
Samedi 15 juin, Google a annoncé le lancement expérimental dans la stratosphère de gros ballons à hélium. Baptisé "Loon" - un raccourci de "balloon" (ballon en anglais), qui signifie aussi "dingue" - ce projet propose de recourir à des flottes de ballons dérivant au niveau de la stratosphère afin de fournir un accès Internet aux zones survolées.
Trente ballons ont ainsi été lancés en Nouvelle-Zélande, dans la région de Canterbury (côte est), et la connexion qu'ils devraient délivrer va être testée par cinquante volontaires au sol grâce à une antenne installée sur le toit de leur habitation.

C’est la société Raven Aerostar qui a fourni les 30 ballons translucides à hélium . Avec une hauteur de 60 pieds (environ 18 m) ils peuvent voler à une altitude de 66.000 pieds, soit 12 milles (environ 19 Km) au-dessus de la Terre. La société a également aidé à développer le système de contrôle de vol. Grâce à un logiciel développé par Google, les ballons peuvent fournir un accès Internet à partir du ciel en volant au-dessus des régions éloignées du monde.
 
Photo: Jon Shenk, AP
 
"Loon", issu du centre de recherches spécial Google X Lab à Mountain View en Californie, repose sur des bases scientifiques solides qui ont permis d'établir avec succès les premières connexions. Celles-ci sont testées par cinquante volontaires au sol grâce à une antenne installée sur le toit de leur habitation et en provenance dee ballons, flottant à une vingtaine de kilomètres d'altitude au-dessus de la Nouvelle-Zélande, dans la région de Canterbury (côte est).

«Deux tiers de la population mondiale n'ont toujours pas accès à une connexion rapide et bon marché, et il reste beaucoup de chemin à parcourir dans ce domaine », indique le groupe américain dans son communiqué. « Nous travaillons au sol en partenariat avec un fournisseur de services Internet : des faisceaux de signaux sont envoyés vers le ballon, qui les renvoie vers le sol en direction d'antennes ou boîtiers (placés par exemple sur les toits de maisons).
 
Le ballon a en quelque sorte une fonction de miroir. L'électronique embarquée est alimentée en énergie par un panneau photovoltaïque. Les débits proposés "sont équivalents à de la 3G, et chaque ballon (de quinze mètres de diamètre) permet une connexion sur 40 km autour de lui »

Contrôler la trajectoire des ballons


La principale difficulté est de pouvoir contrôler la trajectoire des ballons pour éviter qu'ils soient ballottés au gré des vents, et de les positionner au-dessus des zones souhaitées.

Le groupe indique avoir élaboré un système pouvant contrôler la trajectoire des ballons : « Grâce aux énergies solaire et éolienne, nous pouvons modifier leur altitude pour qu'ils utilisent les vents que nous souhaitons. »

Et aucun risque qu'un avion se retrouve nez-à-nez avec des ballons: ceux-ci évoluent "de façon très sécurisée, deux fois plus haut que les avions de ligne" et leur position est signalée aux autorités aériennes.

Après la Nouvelle-Zélande, l'idée est d'élargir l'expérimentation à des pays se trouvant également le long du 35e parallèle sud, comme l'Afrique du sud, l'Uruguay, l'Australie ou encore le Chili.
   
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